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 Julian Gordon [Vampire Noble]

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Julian Gordon
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[L]ignée: Lilianite
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MessageSujet: Julian Gordon [Vampire Noble]   Mer 12 Sep - 0:45

I. Renseignements généraux

[†] Nom : Gordon

[†] Prénom : Julian

[†] Surnom : July

[†] Âge : 48 ans

[†] Âge apparent : 22 ans

[†] X Génération : 7 ème

[†] X Lignée : Lilianite

[†] Race : Vampire

[†] Lieu de naissance : Islande

[†] Partit : Loyaliste

[†] Statut : Noble

[†] Fonction : Psychologue et Joueur professionnel

[†] Sentiments vis-à-vis des humains :

Les humains et les vampires payent le même prix aux consultations. Les seules différences sont que les êtres humains généralement sont faibles et qu’ils se mangent tandis que les vampires sont pour la plupart aliénés, sado/maso et qu’ils ne se mangent pas.
Mais le tarif est le même...

[†] Sentiments vis-à-vis des jumeaux et vampires :


Craints et admirés, les jumeaux sont pour lui un exemple à suivre. Magnifiques et curieux, ils attirent son regard, et toujours provoquent chez lui un immense bouleversement sentimental. Liliane est un mystère, femmes dont il envie le corps et les traits splendides, dont il désir la beauté. Il s’interroge sur son lunatique et dément caractère. Rociel est au contraire détesté, méprisé, car la jalousie outrepassée pousse a la haine. Sans se lasser, Julian pourra observer chacun de ses gestes, dévorer le moindre sourire et boire ses paroles, les appréciant comme un nectar fruité dont les goulées rafraîchissantes irriguent les rigoles asséchées de son esprit. Pendant des heures, il restera fébrile, adorateur exécrant, rêvant d’acquérir une telle confiance en lui, une tranquillité naturelle et une sensibilité à fleur de peau. Il l’envie tant sa sensibilité...

II. Descriptions

[†] Descriptions physiques :

On ne le dira pas moche, ni véritablement beau d’ailleurs. Mais comment être attrayant lorsque l’esprit conserné s’irrite à la vue du corps qui l’abrite ?
Julian entre dans une caste particulière, il est de ces êtres qui se cherchent et se sont toujours cherchés, ceux-là même qui hésitent toujours entre la robe à froufrou et le costume trois pièces. Ni homme, ni femme, donc extrémiste par défaut, il oppose une musculature masculine aux sourires aguicheurs de certaines de ses anciennes patronnes. Jamais il ne fit partie de ceux vers qui venaient naturellement les jolies filles (Les hommes par contre...), de ceux qui par leur charme attirent les regards.

Des traits bien dessinés quoique un peu fragiles, creusés au niveau de la mâchoire, forment son visage efféminé. Un petit menton à l’arrondi très doux, un nez droit et délicat et une bouche, assez fine, aux lèvres légèrement bombées. Un visage à la peau d’une extrême pâleur mais dont à l’occasion les joues rougissent, de haine ou de colère. Le tout illuminé autrefois par de grands yeux bruns, représentant de son instabilité, exposant ses sentiments comme un écran de ses pensées, montrant aussi bien la peur que la haine et l’irascibilité. Des cils épais en surlignent élégamment le contour. Depuis son malheureux accident, l’une de ses sclérotique s’est abîmée, troublant sa vue et recouvrant le blanc de son œil d’un voile bleu-vert, lui offrant un aspect affolant voire effrayant dans certaines circonstances, et plutôt pitoyable dans d’autres. Des cheveux brun foncé, presque noirs, de type européen, trop fin à son goût, tombent devant ses yeux.

Grand, mais pas trop, il atteint néanmoins la taille respectable d'un mètre quatre-vingt deux. Forgés par les récoltes, ses muscles sont assez développés, il reste cependant très fluet et pourrait être prit pour chétif car son naturel délicat lui laisse malgré l'effort physique une silhouette fine et svelte. Le manque de nourriture dont il a longuement souffert fait de Julian un homme mince, voir malingre par moments. Un homme qui pourrait être beau avec un peu plus que la peau sur les os.
Ses mains sont longues grandes et puissantes, sa vie s'y reflète. Les traces de son enfance y restent gravées, cals, cicatrices d'anciennes coupures... Le travail à la ferme de manquait pas et ses mains, si créatrices par moments, n'ont pas été épargnées.
Son avant-bras gauche garde lui aussi les séquelles d'une vie aventureuse, de larges stigmates balafrent son avant-bras droit, y laissant de longues traces blanches longilignes et légèrement boursouflées qui se croisent sans élégance, faisant de son bras une oeuvre d'art moderne qu'il préfère cacher.

[†] Descriptions caractèrielles :

Oh, pauvre petit garçon! Dirait-on a une première approche. Une histoire à faire pleurer une pierre... Sauf que les pierres ne pleurent pas, et cela, le petit garçon le sait. Voilà pourquoi Julian est un homme qu'on ne prend pas en pitié. Jamais. Comme beaucoup d'autre il égorge sans état d'âme, s'il doit étriper, il étripera, et s'il juge bon de tuer sa cible au cure-dent, il en sera ainsi. Point. Pourquoi? Parce que le pauvre petit garçon à pour principe de rendre ce qui lui à été donné. Durant toute sa vie, il s'est vu comme ayant le statut de... de rien, il était en conséquence vue comme tel. Maintenant presque mort puisque immortel, il se considère comme un tout extrêmement supérieur à la quasi-intégralité de ses semblables. De là part le tout, enfin tout ce qu'il était et n'est plus, tout en expliquant ce qu'il sera, c'est tout.

Bref, l'homme était une femme, qu'il a renié, mais peut-on renier ce que l'on est? était! Ce que l'on était. Aujourd'hui sa sensibilité à fleur de peau n'est que le résultat d'une longue psychanalyse visant à extérioriser les traumatismes générée par le rejet de sa composante féminine face à sa masculinité bafouée, ce dû à son opposition drastique du concept d'oedipe entraîné par la mort de son père générant le refoulement de son homosexualité aujourd'hui effacée par les graves souffrances ressenties et le dégoût provoqué suite au méprit suscité par son propre corps à la suite de l’influence maternelle. Oui! C'est un homme! Parfois... Toujours même, toujours! Sauf dans certaines situations...

Instable.

C'est le mot, le mot unique qui définit le caractère de Julian dans sa globalité. En tous poins instable, son regard sur les choses se modifie en permanence, peut changer d'une minute à l'autre. Ce qu'il aimera profondément, il le détestera l'instant suivant. C'en est ainsi pour les objets, pour les êtres vivants, les immortels, et aussi valable pour lui-même. Car bien qu'étant parfaitement supérieur a tous car ayant vécu l'invivable, ayant vécu tous les enfers terrestres, il n'est bon à rien. Pire que cela, il n'est rien, car il n'est ni homme, ni femme.

De la part sa vision du monde. Il n'est ni bon, ni mauvais, ni doux, ni cruel, ni vivant, ni mort... il n'est rien, car il mêle les opposés. Comme tous ? Non ! Non... seulement lui, les autres ne savent pas, les autres ne sont pas lui, ils sont quelque chose, il ne sont pas rien. Pourtant lui est quelque chose. Il est un homme ! Son corps... Non, son corps ne le lui prouve pas. Et tous les hommes affirmeraient qu'il n'en est pas un. Son esprit est celui d'un homme ! L'esprit masculin, qu'est-il, au fond quel sont les différences d'un esprit par rapport a l'autre si ce n'est l'éducation. Et lui était Julia, il a toujours été Julia...

Psy de pacotille extrêmement perturbé, il change d'attitude bien plus souvent que de robes... heu de chemise ! Doux affectueux, voir soumis, pitoyable, craintif... il peut se transformer en une boule de haine flamboyante d'une violence inutile effrayante, il peut tuer et torturer sans remord, il peut... Mais, mais c'est monstrueux, pauvre petite fille exsangue, pourquoi ? Pourquoi boire le sang d'une enfant si belle, si calme. Pourquoi rougir ses cheveux blonds comme les blés, pourquoi lacéré ce torse si frêle, déchiqueter ses viscères comme si sa précieuse pureté devait y être retrouvé, pourquoi cette face d'ange autrefois si jolie n'a plus d'yeux, plus de langue, plus de chaire ni d'humanité ?

Enlaidir et détruire.

Car tout ce qui est ne doit le plus, ou doit être en dessous de rien. Et il pleurera, il pleurera sa monstruosité comme l'enfant l'aurait fait, il pleurera des heures, maudira son nom, voudra lui-même endurer les pires supplices. Il demandera pardon, il suppliera le ciel et son dieu oublier de l'achever aussitôt.
Au sol durant des heures.

Puis il se relèvera, se douchera, se regardera un long moment dans la glace, retrouvant le sourire, il mettra une jolie robe et boira un verre de brandy.

Voilà l'être qu'est Julian.


Dernière édition par le Jeu 13 Sep - 22:20, édité 1 fois
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Julian Gordon
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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Mer 12 Sep - 0:52

[†] Histoire :
† † †


- Maman ! Elle m’a griffée !

Madame Katerina Gordon née Korsakov se précipita en courant vers Julian, l’attrapant et le soulevant dans ses bras, le pressant contre son corps.

- Oh, mon bébé ! Chut, ce n’est pas grave... Elle verra ce qu’elle va prendre la chipie quand je dirais ça à sa mère !

Petite et voûtée, abîmée par la vie, Katerina peinait déjà à soulever son enfant de quelques années. Agée d’à peine trente ans, cette femme faisait le double de son age et de profondes rides sales creusaient son front.

Mme Korsakov avait été hébergé après son enlèvement par la famille de paysans où s'était installé Gordon, quelque quinze ans plus tôt, alors qu'elle n'était qu'une toute jeune fille.
D'origine russe, elle avait grandie à Moscou sans jamais entendre parler de vampires, niant les rumeurs légendaires et autres folklores comprenant loup garou, magiciens et autres bêtises qui selon elle n'étaient bonne qu'à faire peur aux enfants.
Vivant dans la campagne reculée, où beaucoup d'enlèvements avaient lieu, elle n'avait que vaguement entendu parlé du couple de pseudo vampires qui avait fait un barouf pas possible plus d'un siècle avant sa naissance.

Mr Gordon quant à lui était parfaitement au courant des activités de l'Islande et de leurs dirigeants.
Né sur l'île, dans un milieu aristocrate, sa mère avait été vidée de son sang lors d'un des grands banquets donnés par les jumeaux. Son père, lui, c'était fait tuer en partant furieux venger sa femme, laissant seul son fils de quatorze ans.
Charles s'était donc enfuit dans l'idée de retrouver ses géniteurs, mais un gosse de cet age partant seul à l'aventure n'arrive qu'à faire peur aux oiseaux. C'est après plusieurs semaines de quête infructueuse et quelques jours de folie semi consciente provoqués par la malnutrition, qu'il fut enfin recueilli par un fermier du coin, étonné de trouver une personne en vie dans un endroit habituellement désertique.
Rustre mais brave, l'homme l'avait soigné, et éduqué comme son propre enfant au milieu de la terre, lui faisant oublier ses origines de Lord anglais et son éducation bourgeoise. Agriculteur valeureux, il conduisait sans chipoter au volant de vieux tracteurs, pas encore dotés d'automatisme, et subsistait comme il pouvait avec sa famille, loin de la capitale et des monstres qu'elle abritait.

Julian vécu donc une agréable enfance, entourée de parents aimants et dévoués. Si ce n'est que ce bambin, qui aurait du être un magnifique gamin, se retrouva dès son plus jeune age habillé comme une petite fille, toujours en robe à dentelle, à courir partout, ses cheveux soyeux entretenue de façon a ne jamais dépasser de ses longues nattes brunes.
La vie idéale, une terre riche, et une splendide enfant. Mme Gordon était aux anges, et monsieur, lui, trouvait bien que le comportement de sa femme vis à vis de leur fils était un peu bizarre...
Mais que ce n'était qu'un bébé, de plus il prenait plaisir à la voir trottant autour de lui, défiant fièrement ses petits camarades, enchaînant les rondes et les chants en compagnie de ses amies.

Mme Gordon voulait des enfants. Elle avait toujours souhaité une tripotée de gamins. Mais bien au dessus de cela, elle voulait une petite fille. Un joli bébé à chérir, à qui mettre toutes les robes faites de ses mains.

Une affectueuse petite fille.

Quelle ne fut pas sa déception lorsque après plusieurs tentatives infructueuses, après une dizaine de fausses couches douloureuses et traumatisantes, l'enfant qui naquit se révéla de sexe masculin.

† † †


Elle était belle comme le jour, un peu grande pour son age, mais à seulement quatorze ans, elle faisait tourner bien des têtes. Ses longs cheveux noirs aux profonds reflets, ses yeux chocolat rieurs quoique un peu timides... Julia avait un succès fou. Et pourtant, depuis quelques mois, on s'interrogeait beaucoup sur elle au village.
Elle atteignait presque un mètre soixante-dix, sa musculature était développée, mais cela n'étonnait pas trop car elle aidait beaucoup à la ferme et le travail était dur. Non, ce qui laissait certains sceptique c'était ses formes, ou plutôt son absence de formes. Son curieux comportement n'était pas non plus étranger aux regards obliques... Et sa mère si casanière !

Julia n'avait jamais le droit de sortir, elle ne pouvait pas voir ses amies en dehors des cours. Cela n'avait rien de dangereux, de se balader dans la bourgade, ils étaient six de son age, et 16 dans sa classe, pas un de plus. Dans un village aussi perdu, tout le monde se connaissait, les risques d'agression étaient minimes. De plus, les vampires ne venaient pas par ici, peut être même ignoraient-ils l'existence du grand hameau.
Les deux seules voitures transportaient les habitant d'un lieu à l'autre. Mais rien à faire. Tous les matins Mme Korsakov amenait sa fille en cour à pied, et tous les soirs, elle l'attendait à la sortie.

Voilà pourquoi Julia revint chez elle un soir sans ouvrir la bouche, sourire perdu. Une fois devant sa maison, elle vit comme tous les jours les deux employer de la ferme.
Ils partageaient leurs vies depuis la mort de Charles, aidant aux champs et aux bêtes contre un toit et surtout, un repas. Levant une main, elle les salua. Sergueï répondit, et comme d'habitude Piotr s'abstint, lançant juste un regard répugné. Cette fois, Julia s'interrogea, depuis plusieurs années il réagissait comme cela, elle s'était dit qu'il ne l'aimait pas.

Mais maintenant?

Elle alla devant la tombe de son père, mort sept ans plus tôt, caressa l'une des pierres qui recouvraient la dépouille. Lui, lui il n'aurait jamais laissé faire ça. D'ailleurs c'était faux. Cette histoire était stupide, parfaitement stupide.
Le regard de Piotr ? Du désir !
Mais non.
Julia leva les yeux au ciel, resserrant les pans de son lourd manteau. De grosses gouttes de pluie commencèrent de tomber. Elle se retourna et couru rapidement, en de longues foulées, jusqu'au perron de la petite maison.

Sa jupe était trempée, il faudrait la mettre à sécher et penser à la repasser. Sa jupe. Voila ce qu'on lui avait demandé aujourd'hui. Pourquoi des jupes, des robes? Jamais un pantalon !Cela ne lui serait pas venu a l'esprit, sa mère lui avait toujours acheté de beaux vêtements, où mieux, les avait confectionnés de ses mains de fée. Des pantalons, comme tout le monde.
Ses amis parlaient de façon enfiévrée de la nouvelle matière créée sur le continent. Un truc fabuleux, dont les couleurs et les motifs changeaient, miroitaient à la lumière, prenant des teintes irréelles, très confortable. Un pantalon. C'est ce qu'elle devait mettre.

Elle se précipita dans l'ancienne chambre de son père, devant une immense armoire normande. Elle l'ouvrit, manquant de renverser la télé en propulsant l'un des battant. July sorti chaque vêtement, retenant pour finir une veste en cuir, un tee shirt blanc et un pantalon beige taillé droit. La jeune femme baissa la fermeture de sa jupe, s'extirpa de son chemisier aux multiples dentelles et bientôt, continuant sur sa lancée, se retrouva entièrement nue. S'observant dans la glace de la porte, elle remarqua sa carrure impressionnante, ses hanches étroites... Mais sa taille si fine, son visage aux traits si féminins ! Fixant le miroir, elle prit son sexe en main et commença à se caresser. La réaction ne se fit pas attendre.

Elle l'avait su il y a des années. Elle l'avait toujours su. Elle n'aurai jamais ni poitrine, ni hanches.

Sa mère n'avait jamais eu de jolie petite fille.

† † †


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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Mer 12 Sep - 0:57

† † †


- Ramène ton cul ici July, j’en ai besoin !

Lentement, le jeune homme se leva, tête basse, il avança en direction de la voix qui l’avait interpellée, traînant des pieds, regard au sol. Il portait une chemise de coton noir à manche longue, parsemée de tâches de toutes couleurs, passant du jaune au blanc, au rouge foncé. De longues mèches graisseuses cachait son faciès que l’on devinait jeune malgré tout, aux quelques traits visibles. Le bas de son jean s’accrocha à un bout de métal rouillé qui dépassait d’une table sans raison apparente.
Retenu subitement, le gamin tomba au sol, déchirant un peu plus le lourd tissu bleu, ce sans pouvoir retenir un grognement de douleur alors que ces mains s’écharpaient contre le dur sol bétonné. Tremblant, il se remit à genoux, livrant quelque instant sont visage pâle aux vues de tous.

July avait dix-sept ans, bientôt dix-huit. Jetant un coup d’œil rapide autour de lui, il repéra deux collègues qui attendaient tout comme lui dans la petite salle.
Les fauteuils aux velours bordeaux rapiécés s’entassaient entre les tables dont le nickel rayé revoyait de façon déformée la lumière jaune des lampes murales aux abats jours beige, ternie par les ans, maintenant proche du gris.
Au fond de la salle, Madame Loulou tirait le rideau de velours rouge qui séparait la pièce du couloir et laissait apparaître un homme de corpulence moyenne, voir assez gros, la quarantaine, possédant encore un quelconque attrait grâce à ces grands yeux verts caressants, à son ressent lifting et à son ajout capillaire.

Un client comme un autre.

Portant la main à ses lèvres, July réalisa avec amertume que sa ressente blessure s’était ré-ouverte, faisant de sa lèvre supérieure un amas de chair sanguinolente. Les clients ne sont pas toujours doux. Se redressant doucement, il tira sur sa manche, recouvrant sa main, puis commença à tapoter la plaie avec application, non sans quelques grimaces.
Madame Loulou lui jetait des regards noirs tandis que l’homme grassouillet, lui, souriait gentiment. Il reprit sa marche, les épaules voûtées, le visage caché de nouveau.
La patronne s’avança rapidement, saisissant le poignet qu'il maintenait sur ses lèvres et le tira à elle brusquement. De cette manière indélicate, elle passa la main dans ses cheveux afin de les remettre en arrière et tira frénétiquement sur les quelques boutons qui maintenaient fermée la chemise de July. S’ouvrant, le bout de tissu révéla un torse glabre et maigre, sculpté de quelques muscles affaiblis par un flagrant manque d'apport nutritif.

- Il est parfait n’est-ce pas ? Je vous le laisse la nuit, même la semaine si vous le souhaitez... Vous connaissez nos tarifs et nos conditions.

Madame Loulou prononça ces mots un sourire carnassier aux lèvres, une lueur d’envie dévorante dans les yeux.
Vénale. Mégère stupide. Croyait-elle vraiment que cet homme, si richement vêtu, allait emmener pour son plaisir un pouilleux puant tel que lui, aussi parfait fut-il ? Sans dégoût ? Sans chipoter sur les prix ? Souriant de travers, ricanant, July fut subitement pris d’une quinte de toux violente. Ce pliant en deux, manche sur la bouche, l'autre main sur le thorax, il sentit le goût du ferreux se rependre sur sa langue, remontant sa trachée pour inonder ses papilles et colorer son palet.

- Redresse toi crétin !

Siffla Madame Loulou entre ses dents le tirant en arrière par le col.

« J’ai des filles, vous savez, jolies et pleines de bonne volonté ! Lui, il a du savoir faire mais il refuse de s'en servir. Je vous donne une de mes filles ? »

L’homme entra dans la salle et July, remit de son expectoration, pu enfin admirer la richesse de son accoutrement et l’ampleur de sa bedaine. L’homme s’approcha, du pouce il essuya un crachat de sang qui bordait les lèvres du jeune garçon. Saisissant son menton entre deux doigts, le client observa celui qui lui faisait face sous toutes les coutures, sans tenir compte du regard morne et unique qui lui était renvoyé. Après quelque temps il murmura :

- Il fera l’affaire.

Madame Loulou menait, l’homme suivait, July rêvait...
Il n’en sortirait pas vivant. C’était convenu. Pourtant il suivait lui aussi Madame Loulou, par habitude sans doute, mais surtout par désespoir. Il ne pouvait rien faire d'autre que suivre.
De plus l'homme l'intriguait.
Ils étaient rares ceux qui venaient aussi bien habillée dans des bordels aussi répugnants. Et plus rares encore étaient ceux qui y choisissaient de jeunes garçons.

Voilà qu'ils montait au deuxième étage... en 8 mois July n'avait jamais eu ce privilège. C'était là que se trouvaient les "suites", des chambres qui sûrement contenaient moins de bêtes, ou qui peut être n'avait pas les odeurs du restaurant chinois du coin, ou encore qui n'avait pas la vieille peinture écaillée couverte de traces en tout genre. Dans tous les cas, les "suites" étaient réservée aux principaux clients, aux gens riches, à ceux que craignait la patronne.

Loulou les fit entrer dans une grande chambre aux couleurs sombres, tentures noirs, draps rouges, curieuse une ambiance. Paniqué, July se tourna vers l'homme afin d'observer sa réaction, de savoir si ce type avait l'intention de l'offrir en sacrifice à Satan ou s'il n'avait juste aucun goût. Devant le regard tétanisé du jeune garçon, l'homme ne pu retenir un léger sourire, les yeux pétillant. Plongeant dans ces grands yeux verts, un peu globuleux, July comprit que l'homme n'avait rien à voir avec le choix de la chambre, et la voix criarde de Madame ne fit que confirmer sa pensée.

- Vous plait-elle ? J'ai pensé qu'elle serait idéale pour... euh, hum pour quelqu'un comme vous. Splendide n'est-ce pas ?

L'homme se tourna en direction de la tenancière, se rapprocha d'elle de quelques pas, lui faisant un sourire forcé. Madame Loulou sursauta, redressa la tête et se tenant bien droite, sans lâcher l'homme du regard, elle ajouta:

-Si vous avez besoin de quoi que ce soit, sonnez et l'une de mes filles viendra. Bonne nuit monsieur.

Elle s'inclina rapidement et sorti précipitamment de la pièce. Une fois dans le couloir sa voix sèche se fit entendre une fois encore:

-Lily, LILY ! Y a un client dans la suite rouge, si y veut quelqu'chose, tu te fouts à ses pieds et tu t'exécutes.

July observa le gros et grand monsieur. L'homme avait retiré sa veste et la pliait minutieusement. Il la posa ensuite sur l'un des fauteuils et s'attaqua à sa cravate de soie noire.

La pièce était effectivement moins miteuse que les chambre classique. Le lit ne sentait même pas le moisie constata July en s'asseyant discrètement. Certes, la peinture se barrait de tous les côtés et les murs s'effritaient par endroits, mais le tout restait luxueux si on songeait aux bourbiers dans lesquels ils amenaient les clients habituellement.

Qui était ce type, et que faisait un mec comme lui dans un lieu pareil ?
Le jeune homme ne pouvait s'empêcher de reluquer l'homme chic d'un oeil inquiet, se demandant quelles excentricité il allait bien pouvoir inventer pour divertir un tel personnage. Le fouet et les menottes devenaient désuet... la nourriture était si répugnante que le client fuirait en hurlant plutôt que de bander comme un âne!Attendre, juste attendre que l'homme parle, énonce ses souhaits, attendre que le gros bonhomme l'encule tranquillement, qu'il hurle son plaisir et paye Mme Loulou.

Quand allait-il le tuer? Peut-être le gros bonhomme était il nécrophile, peut-être serait-il tiède dans quelques heurs, a température idéale? Avec ces gens-là, la mort ne se fait généralement pas attendre, pourtant le gros monsieur ne semblait pas pressé le moins du monde, il pliait ses...

- July c'est ça? Je m'appelle Sir Jonathan de Laboisière. Enfin, je suppose que dans un temps prochain tu seras appelé à me surnommer John.

July regarda la main tendue avec circonscription. Pourquoi diable ce type se présentait? Sir Machin le besognerait sans même voir sa tête, quel besoin avait-il de se présenter? Encore un taré excentrique. C'était les pires, personne ne pouvait savoir à l'avance les saloperies qu'ils allaient demander.
Le garçon se releva et glissa sa main délicate dans l'énorme paluche tendue, qui aussitôt l'enferma et la secoua avec ferveur.
Celui-ci devait être un sadique, ils ont l'air bonnard, joyeux, tant qu'ils n'ont pas de lame entre les doigts. Malgré lui July commença à trembler nerveusement, songeant a sa lèvre fendue et aux ecchymoses encore récentes qui couvrait son corps suite a la visite d'un client. Selon ce dernier, "l'amour" devait toujours être précédé d'un enchaînement de coup de poing et de pieds entremêlés. Il avait enduré sans bougé, hurlant sa douleur a l'occasion, mais les lames... Jamais il ne pourrait supporter d'être tailladé! Il lui bousillerai la gueule à ce gros con.

- Déshabille toi.

Bien, pour l'instant "John" ne lui en demandait pas trop.

July commença à déboutonner sa chemise puis s'agenouilla afin de défaire les lacets de ces baskets délavés. Il la sentit revenir... La mort qui soufflant par dessus son épaule déclancha une nouvelle quinte de toux sanglante.
S'étouffant à moitié, il chercha à se relever précipitamment, s'appuyant sur le rebord du lit, faisant crisser l'acrylique des draps de fausse soie chatoyants. Ses poumons brûlent, sa gorge se déchire, heurtée par le passage des glaires rougis de sang.

Il va mourir.

D'une façon ou d'une autre, il sait qu'il va mourir. Ce mal qui le ronge de l'intérieur, qui l'étouffe lentement et le noie dans son sang. Il ne sais pas ce que sais. Mais il sais néanmoins qu'il tue. Que certains sont foudroyés et que d'autre, comme lui, agonisent lentement. Il va mourir, mais il aura la satisfaction d'emmener avec lui tous ces clients.

Sauf celui-ci.

Essuyant sa bouche d'un revers du poignet rageur sous le regard presque amusé de Sir Machin, July se redressa, ouvrant la boucle de sa ceinture et laissant tombée son jean à la fermeture brisée. Retirant sa chemise sans élégance ainsi que le dernier obstacle à la vision de sa totale nudité, il retarda sans émotion l'homme qui ce soir payait pour ses faveurs.

- Bien, je l'avais dit. Tu feras parfaitement l'affaire... Au travail, après nous parlerons de ton avenir.

† † †
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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Mer 12 Sep - 1:08

† † †

- Julian, fais entrer Monsieur Pouninchiev s'il te plait.

Sept mois.

Près de sept mois qu'il servait de bonniche à "Sir Jonathan de Laboisière" de bonniche, de secrétaire et de pute.
Il ne répondait plus maintenant, que par un hochement de tête discret, incapable depuis plusieurs semaines de prononcer le moindre mot sans s'étouffer aussitôt dans un douloureux gargouillis de sang annonciateur d'une fin prochaine. Sa poitrine calcinée soufflait tel un volcan de quotidiennes écumes de laves brûlantes, attendant le jour dit ou enfin l'explosion libératrice soulagerais la pression subit par son corps fatigué. Il attendait le jour ou ses poumons affaiblit refuserait de transférer dans son organisme la dose nécessaire d'oxygène, le jour ou son coeur meurtrit dans un dernier sursaut l'inviterais obligeamment à tirer sa révérence.

Il allait mourir et ses derniers jours se passaient ainsi, à recevoir les uns, les autres, écoutant à l'occasion les nombreuses histoires que John contait, rapportant les messes basse de la cour qu'il avait longtemps fréquentée avant de "partir en voyage".

Cet homme rondelet l'avait sorti d'un enfer luxurieux, l'avais nourri, entretenu, logé... mais cette monotonie ne valait elle pas celle qui lui précédait ?

Une chienne.

Il n'était qui la brave chienne de Monsieur, toujours a ses pieds, obéissant, queue basse... désespérément basse.

Ce statut avait aussi ses avantages.

"Sir John" n'était pas insensible, loin de là, et sa situation social était des plus divertissante pour l'oreille effacée -pourtant attentive- de Julian qui présent, mais invisible, assistait en spectateur aux déballage complet des tordues putréfactions intérieures de l'esprit parfois humain. Monsieur Pouninchiev était l'exemple parfait des déviances curieuses subites par l'âme après sa confrontation à certains aspects délicats de la vie... ou de la mort.

Les cas vont du plus simple au plus étrange. Certains veulent en se confiant oublier leurs horreurs commise, comme ils l'auraient fait auprès d'un prêtre. D'autres, aux contraires, recherche leurs nature profonde et aimeraient comprendre pourquoi ils réagissent de telle façon dans telle situation. Le psy ne sait rien, et il ne veut rien savoir. Il ne sert que d'appui, de décore à l'introspection personnelle que font les patients. Un psy qui juge classe un cas, traite où associe certains symptômes fait mal son boulot. Ce n'est pas son job, il n'est pas dans la tête de celui qui lui fait face, et chacun est unique ayant vécu différentes expérience, ayant un comportement exclusif.

Chacun est singulier c'est sur mais l'on ne peut que souligner les points communs qui malgré tout unissent ces gens. Tous les humains ont subis des névroses plus ou moins fortes qu'ils gèrent plus ou moins facilement.

Ainsi tout en étant parfaitement unique l'homme suit une multitude de fourches, parfois déjà parcouru par d'autres. Des dizaines de personnes empreintes le même endroit pour se rendre dans un lieu nouveau, ces lieux nouveaux étant eux-mêmes traverser par d'autres personnes qui se rendent ailleurs, etc, etc... Ainsi fonctionne l'esprit humain, en suivant des routes déjà tracées, mais en créant de nouveaux parcours.

Parfois, un vampire ou un fou -ce qui en étant franc revient à peu prés au même- découvrent une voie inexplorée et s'y enfonce, mue par la curiosité, le désir d'inattendu. Elle les mène à leur perte généralement, les engouffrant plus profondément dans l'abyme noircie de la folie. Mais d’autres seront libre désormais d'utiliser ce nouveau chemin, de tenter de suivre l'esprit déroutant qui les y aura mené, par un écrit, une pensée transmise à travers les siècles.

- Julian, aujourd'hui à toi d'aider monsieur.

Quoi !?! Il l'attendait depuis un baille celle là !Faire la pute pour les amis et les clients de Monsieur. C'était trop beau ces derniers mois à n'avoir qu'un amant.

Se levant lentement il se dirigea vers le "patient".

- July ! Hum, Julian, prend mon bureau voyons, Monsieur doit continuer sa thérapie, tu te rappel ou nous en étions la dernière fois ? Eh bien Monsieur Pouninchiev a accepté que tu me remplaces à partir de maintenant, je l'ai convaincu de tes talents et du bien fondé de tes analyses.
Je lui ai lu une partie du rapport que tu m'avais fait, il a été très impressionné, il ne veut plus que toi, tu le comprends mieux que quiconque. Tes remarques sont justes et pertinentes.
Meilleurs même que les mienne m'a avoué monsieur tout à l'heure.


Le rapport. Quel rapport ? Quelles remarques, quelles analyses ? Jamais Julian ne s'était intéressé a ce patient, c'était une route assez fréquentée, manque de confiance en soit, amour refoulé traduit par une agressivité en constante augmentation et des insomnies. Rien de bien terrible, alors ou John voulait-il en venir ?

- Aller, prends le fauteuil.

† † †


Le sang était partout. Partout semblait-il, sauf à sa place. C'était une mort lente, douloureuse, et Julian attendait impatiemment la visite de John.

Il était en consultation avec une cliente, une femme importante, qui avait sa place à la cour. John avait promit de mettre fin à ses souffrances aujourd'hui, il avait promis de lui accorder le repos. Sûrement allait-il le mordre... Julian se souvenait s'être déjà fait mordre autrefois, s'était doux, mieux qu'une dose d'héro. D'ailleurs c'était certainement une drogue, le corps devait créer une énorme quantité de morphine ou quelque chose comme ça.

Un spasme le força à se redresser, ses poumons en feu expiant l'air avec difficulté. Son corps tremblant suait de fièvre depuis près d'un mois, il se réveillait la nuit, le corps ruisselant. Sa peau pâle d'origine était presque translucide et ses os saillaient confirmant son statut de mort vivant. Il avait perdu trop de poids et les hémoptysie qu'il crachait continuellement lui menaient la vie dure.
Sa tête allait exploser, le monde tournait.
Comme il aurait aimé pouvoir ouvrir la fenêtre... Mais John ne serait pas content, de plus même en faisant un effort, il ne parviendrait jamais à marcher jusqu'à là-bas.

Tiens... Du bruit.

- Jonathan ?

Le gros bonhomme entra dans la pièce et alluma la lampe la plus proche, offrant une atmosphère chaleureuse au lieu qui se colora aussitôt de jaune artificiel. Julian ferma les yeux sous l’agression.

- Je vais mourir maintenant John ?

Il y avait tant d’espoir et de mélancolie dans la voix du jeune garçon que Sir de Laboisière ne pu retenir un sourire, son regard larmoyant suivant les contours du fin visage maladif de celui qui depuis quelques mois égayait sa vie. Retraçant l’arête droite et fine de son nez, la courbure délicate de ses longs cils fournis...

- Presque July, oui, tu vas presque mourir.

La réponse, il le savait, était parfaitement inutile, car le jeune homme attendait l’action, la délivrance, non pas une phrase stupide. Mais il ne pouvait pas le mordre tout de suite, pas sans lui avoir expliqué.

- Tu es formé, tu ne sais rien, mais tu connais assez la nature humaine pour faire un psychologue accompli. Tu déblatéreras toutes les conneries qui te passerons en tête, et l’on t’admirera, on vantera ton esprit brillant. Tant que tes conneries font réfléchir ceux qui te font face, tu énonceras une vérité.

Au fond, tu sais déjà tout cela. Ne te fais pas haïr, ni aimer. Tes rapports avec la clientèle doivent être neutre, parfaitement neutre, c’est capital. Le client ne doit ni t’admirer, ni te mépriser. Car tu n’es rien que le miroir de leurs pensée, tu leur renvoie le reflet véritable, tu n’offres que ce qu’il refuse de voir.


Que disait-il ? Pourquoi expliquait-il cela à un mourant qui ne désir que cesser de vivre...

- Je n’ai jamais eu ma place auprès d’eux, mon géniteur m’a créé par folie, par amusement, car j’était déjà vieux et gros, laid. Je n’ai pas ma place auprès d’eux, mais toi si. Tu es jeune, beau, méchant et vicieux; tout pour leurs plaire.

Julian aurait voulu l’interrompre, mais il n’écoutait plus, ne comprenait plus, la phtisie l’emportait...

- C’est con, t’as tout pour réussir, tout sauf les couilles gamin! Mais tu pourras faire sans. Je t’envoie en plein dans les égouts, à toi de leurs faire croire que tu sais les sortir de la merde !

Julian ne vit rien, il sentit à peine l’engourdissement se rependre en lui lorsque les crocs traversèrent sa jugulaire, il ne savait pas qu’il se réveillerait seul, quelques jours plus tard, en ayant faim, très faim, que son maître serait absent et qu’il aurait sur son agenda une trentaine de rendez-vous pour la semaine suivante.

A la cour.
† † †


III. Dans la vie courante

[†]Style de combat : Ayant durant certaines années de sa vie recherché la violence, Julian a atteint une certaine pratique dans tout ce qui est bataille de rue entre ivrogne, etc. En dehors de cela, il compte sur sa force et tente de taper là ou ça fait mal. Il sait tirer à peu près droit, mais ses armes ne sont pas fiables du tout. Les lames courtes lui sont plus familières, il y est assez habile, l’épée, il tente d’apprendre depuis qu’il est a la cours, mais est un danger plus grand pour lui-même plus que pour qui que ce soit d’autre.

[†] Relations : Peu de relations à la cour, il a toutefois une jeune esclave, Tatiana.

[†] Signes particuliers : Un avant-bras strié de cicatrices, un œil couvert d’un voile bleu très pâle.

IV. En plus :

«Et si je ris de toute chose ici-bas, C’est afin de n’en pas pleurer.»


[ Dom Juan de Lord George Gordon Byron]


Dernière édition par le Jeu 13 Sep - 22:23, édité 5 fois
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Andréa
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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Mer 12 Sep - 2:29

Bon, monsieur, d'abord, Bienvenu parmi nous.

Hum que dire de ta fiche si ce n’est, hum, t’es tordu mon gars mais franchement, très joli pavé, agréable à lire et détestable à la fois. Je n’ai pas tout à fait tout saisi, restent quelques ténèbres mais l’ensemble garde une assez bonne cohérence. Je te demanderai juste de te relire histoire d’éradiquer les dernières petites fautes qui gâchent la lecture Wink

Sinon, FICHE VALIDEE bien sûr.
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Rociel Van Sogenfaur
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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Jeu 13 Sep - 7:18

Ravi de vous accueillir enfin et pouvoir vous lire!

*Enfin un traître potentiel.... ah, tenterez-vous de vous servir des faiblesses que je vous confierais, une fois allongé sur le divan, pour me briser...?*
(J'en serais presque... humm... réjoui _je ne dirais pas excité, certains ici seraient capables de se faire des idées mal placées)
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Virgile
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MessageSujet: Re: Julian Gordon [Vampire Noble]   Jeu 13 Sep - 7:43

Fluide et plus qu'agréable, ce fut un plaisir que de passer un moment à vous lire.

*Je sais bien que je n'ai pas le droit d'intervenir, mais on m'a donné l'autorisation, haha, quel ôdieuse privilégiée je fais!*
(ou pas)

Nul doute, qu'un esprit aussi alambiqué, aussi tortueux de son propre reflet, étouffé d'un dédale à l'hérédité formée, ne devrait qu'attirer le regard d'une certaine sauvage.

Bienvenue, camarade.


(Mon suzerain, nul ne serait assez fou, pour infirmer votre candeur avouée.
Voyons, vous êtes l'enfant à l'innocence bien curieuse expérimentant sans arrières pensées, les bonnes choses de la vie !
Qui pourrait donc vous en blâmer ? Hinhin.)
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Julian Gordon [Vampire Noble]
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